Cette année, Pâques prend des allures de défilé et de cabinet de curiosités. Vous verrez des toques en chocolat, des jardinières fleuries, des crocodiles sculptés et même des dés à coudre gourmands.
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Entre tradition et invention
La coutume des œufs et des cloches reste bien ancrée. Selon la tradition, les cloches rapportées de Rome répandaient jadis des œufs et des douceurs dans les jardins.
Aujourd’hui, les maisons de prestige conservent ces symboles. Elles proposent aussi des pièces-signature plus élaborées, créées pour surprendre autant que pour être dégustées.
Le jardin éveillé de Lenôtre
Lenôtre présente la collection Le Jardin Éveillé, pensée comme un printemps chocolaté. L’univers s’articule autour de fleurs, de formes graphiques et d’une recherche gustative affirmée.
La pièce centrale, la Jardinière, pèse environ 15 kg. Elle nécessite dix heures de travail et la main de six artisans. On y trouve neuf pivoines, neuf dahlias pompons et quarante‑cinq marguerites et pâquerettes en chocolat blanc, lait et noir. Des œufs plaqués d’or ponctuent l’ensemble.
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Pour les amateurs, la tulipe de 250 g associe un chocolat au lait à 36 % de cacao à un cœur de praliné noisette français. Elle renferme aussi un caramel à la fleur de sel et des noisettes caramélisées. C’est la promesse d’une bouchée à la fois douce et texturée.
La cuisine chocolatée de Yannick Alléno
Au Pavillon Ledoyen, Yannick Alléno transpose son vocabulaire de cuisinier dans le chocolat. Les pièces reprennent les ustensiles et les codes de la cuisine étoilée.
La pièce emblématique est l’œuf coiffé d’une toque amovible, d’environ 600 g. Il est réalisé en chocolat noir à 55 % de cacao d’Équateur et cache un duo de pistaches sourcées en Iran et en Sicile. La finition met l’accent sur la finesse des enrobages et l’équilibre des textures.
Parmi les formats plus petits, la toque en chocolat pèse autour de 275 g et se décline en plusieurs recettes : lait 39 % avec gianduja noisette, noir 55 % avec gianduja, ou noir 55 % avec praliné d’orge grillé. Alléno privilégie moins de sucre et une conservation limitée à trois semaines, pour favoriser le goût frais.
La friture se réinvente aussi en mini‑ustensiles : mini casseroles, petites cuillères et autres toques. Elles sont autant d’objets à offrir qu’à croquer.
Le bestiaire sculpté de La Maison du Chocolat
Nicolas Cloiseau a collaboré avec le sculpteur animalier Jacques Owczarek pour créer la collection Anima. Le projet met la sculpture et la matière au centre du processus.
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La pièce phare est un crocodile artisanal d’environ 1,350 kg. Le corps superpose un chocolat noir à 56 % et un chocolat au lait à 35 %, enlacé à un praliné amande vanillé rehaussé d’accents biscuités de crêpe dentelle. Une plaque ajourée à quatre‑vingt‑dix perforations évoque la peau de l’animal.
En complément, la maison propose des œufs tête de crocodile, facettés de manière architecturale et remplis de petites gourmandises. Ces sujets allient sculpture et surprises intérieures.
Le défilé couture de Pierre Marcolini
Pierre Marcolini imagine Pâques comme un passage en coulisses des ateliers de haute couture. Ses œufs deviennent des pièces qui célèbrent le travail minutieux des artisans.
L’œuf haute couture XL repose sur un écrin à deux tiroirs. Il est réalisé à partir de fèves d’Équateur et de São Tomé et Príncipe. Les tiroirs renferment deux assortiments nommés Malline d’œufs drapés et Malline à couture.
Les boîtes à couture retournent la mercerie en chocolat : ciseaux, boutons, mètres rubans et dés à coudre prennent la forme de petites douceurs. Les chocolats se déclinent en trois nuances : noir, lait noisette et blanc caramel.
Comment choisir votre pièce de Pâques
Commencez par définir votre budget et le caractère à offrir : spectaculaire, ludique ou simple. Les pièces-signature sont souvent en édition limitée et plus chères. Les sujets plus petits restent accessibles et charmants.
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Pensez à la conservation. Certaines créations privilégient le goût frais et se gardent peu de temps. N’hésitez pas à demander la composition et la durée de conservation en boutique, surtout si vous offrez ou transportez la pièce.
Enfin, choisissez selon les textures que vous aimez : praliné, gianduja, caramel salé ou chocolat pur. Un accord simple : café torréfié pour le noir, thé doux pour le lait et bulles légères pour les créations très sucrées.
Pour conclure
À Pâques 2026, le chocolat devient sculpture, souvenir et petite surprise. Que vous cherchiez une pièce spectaculaire ou un sujet ludique, les grandes maisons multiplient les propositions.
Allez voir de près ces créations en boutique si vous le pouvez. Elles racontent une histoire — de savoir‑faire, d’imagination et de partage — que vous pourrez goûter et offrir.


